Label Suisse : la diversité comme identité
De Appenzell à Genève, du Ländler à l’électro, du yodel à la trap, Label Suisse ne cherche pas à définir ce qu’est la musique suisse. Il préfère la laisser s’exprimer dans toute sa diversité. Du 18 au 20 septembre 2026, Lausanne devient pendant trois jours la capitale d’une scène musicale helvétique aussi riche que imprévisible.
Au fil des éditions, Label Suisse est devenu bien plus qu’un festival: c’est un rendez-vous biennal où la scène musicale suisse prend la mesure de ce qu’elle est, de ce qu’elle produit, de ce qu’elle peut encore inventer.
L’entrée est libre à tous les concerts.
Retrouvez toute la programmation sur labelsuisse.ch
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Trente ans de carrière, huit albums et toujours cette capacité à se réinventer. Fondé à Genève autour du chanteur-guitariste Michael Schindl, Impure Wilhelmina déploie son métal progressif, plombé de darkness et traversé de mélancolies accrocheuses dans un nouvel album: Le Sanglot (2026). C’est dense, intense, brutal et, pour la première fois, entièrement chanté en français. Ça va barder.
Spoiler alert: les champions du doomgaze sont bernois. Fondé en 2016, le trio E-L-R n’a jamais dévié d’un post-metal sinueux – rythmiques lentes, phrasés minimalistes, structures répétitives. Tout ici évoque le rituel chamanique. Deux albums cogneurs au compteur, dont Mænad (2019), tenu pour un classique du genre : le groupe s’impose comme l’héraut d’un rock tellurique et mélancolique.
En quelques années, la Vaudoise Melissa Bonny installée au Danemark s’est taillée une place de choix sur la scène metal internationale. Voix scotchante, présence hypnotique : la dame passée par Evenmore et Rage of Light renverse la table en fondant Ad Infinitum – pilier du metal symphonique helvétique. À 33 ans, une réputation de bête de scène bien établie, la «Queen of the Damned» défend son premier album solo.